Nous avons profité de l’excellente prestation des DBT à la chamade, pour poser quelques questions à Daniel Blanc.
B.F. Super soirée Daniel beaucoup de monde ce soir, celà déménageait bien et surtout vous avez bien fait réagir le public qui c’est bien éclaté, bravo! Peut tu nous raconter brièvement le parcours du groupe D.B.T.?...
Daniel Blanc : Le groupe D.B.T. existe depuis 10 ans. Au début nous étions en trio et par la suite nous avons recruté Jean Luc le pianiste. Trois C.D. ont été réalisés sous le nom de D.B.T.
B.F. Tes racines musicales sont apparemment le blues blanc ?
D.B. Exactement, j'ai connu le blues par l'intermédiaire de Johny Winter puis j'ai découvert SRV en écoutant son premier disque « Texas Flood ». Là j’ai littéralement craqué et, depuis, je ne joue plus que du rock blues. Je commence à apprécier le blues ancien très vaste et plein de feeling. Dans la finalité le groupe fais comme les groupes blacks, nous b…. le jour et jouons la nuit.
B.F. J'ai assisté à votre spectacle et certains titres sont plus longs que sur le CD « blues de vache » pourquoi ?
D.B. : L'avantage de notre musique est qu'elle laisse libre cours à l'improvisation et nous en profitons un maximum. Chaque concert est différent.
B.F. : Pourquoi ne faites-vous pas de reprise ?
D .B. : Exceptionnellement « Wooda Child », sinon rien. Nous sommes des créateurs, nous privilégions donc nos titres. Un groupe qui fait des reprises n'a pas d'intérêt à mes yeux même si c'est bien joué.
B.F. : Je sais que vous co-produisez l'album « Blues de vache ». Comment se déroule un tel business et comment arrivez-vous à vous faire distribuer ?
D.B. : J'ai pris le taureau par les cornes car nul ne s'intéressait à nous et je suis devenu mon propre producteur en adhérant à la SCPP. J'ai rencontré ensuite des personnes du label NSR qui nous ont prêté leur studio trois jours. Nous avons pressé 500 CD, 2 titres, que j'ai présentés au Midem à la suite de quoi j'ai interessé un distributeur. Depuis, ça fonctionne à merveille et je suis rentré dans N.S.R. en tant que manager.
B.F. : Les compos, qui fait quoi ?
D.B. : Généralement on trouve les rifs, d'un commun accord nous les montons et Jean Luc le pianiste écrit les textes. Nous partageons les droits SACEM.
B.F. : Je vous sens fervents défenseurs de la langue française.
D.B. : Oui, je pense que, de nos jours, il faut s'affirmer au travers de notre culture et notre langue pour prouver que, nous aussi, nous savons créer, mais créer du pur blues français. Et puis, c'est tellement plus agréable pour les spectateurs de comprendre les textes, même légers.
B.F. : Parles-nous de ta façon de jouer
D.B. : Je suis entièrement autodidacte. Je ne sais ni lire, ni écrire la musique. Je joue en remontant les cordes de ma guitare avec des médiators en bois Dugain et mes tirants de cordes sont 10-46. j'ai douze guitares et trois amplis Mesa Doogie.
B.F. : Dans la vie, vous ne vivez que de la musique ?
D.B. : Non, nous avons tous un travail. La musique ne nous fait pas vivre c'est nous faisons vivre la musique.
B.F. : Comment voyez-vous l'avenir du blues rock français ?
D.B. : Il y a et il y aura toujours des hauts et des bas mais l'essentiel c'est de garder le blues français vivant. Je sais qu'en France il y aura toujours des « mordus » qui continueront ce sacerdoce.
BF: merci Daniel et bonne route! AD